mardi 5 avril 2016

Indonésie, île n°1 : Java

Le voyage touche à sa fin, les billets d’avion pour rentrer à Paris sont réservés, il me reste un petit mois pour découvrir cet immense pays qu’est l’Indonésie. Plus de 13 000 iles, des hectares de jungle, des dizaines de volcans, des plages de rêve, des spots de plongée superbes… il va falloir faire des choix !

Première destination : Java. L’ile la plus peuplée d’Indonésie et la 5ème en superficie, connue principalement pour ses nombreux de volcans dont 45 sont toujours actifs. J’arrive en avion à Jakarta, la capitale, mais la ville n’a pas spécialement d’intérêt donc je me contente d’y passer la nuit et embarque le lendemain matin pour 8h de train en direction de Jogjakarta (Jogja), la capitale culturelle, à l’Est de l’ile. Il faut croire que la saison des pluies n’est pas vraiment terminée, un véritable déluge s’abat sur la région à 15h, avec une ponctualité admirable qui permet tout de même de planifier des visites.

 



 
Faut pas traîner dehors après 15h…

Borobudur, ce temple bouddhiste perdu au milieu d’une jungle magnifique a des origines mystérieuses mais daterait du 9ème siècle selon les experts.




Aaaaah les touristes asiatiques :)

Nouveauté au rayon fruit : le snake fruit

 

Temple hindou de Prambanan. Les magnifiques bas-reliefs sculptés partout retracent la vie des souverains de l’époque.

 


Il a pas l’air sympa ce lion ?!

 
Ecole de Batik, une technique de peinture sur tissu Indonésienne

Etant données les conditions météo, je ne me sens pas trop d’aller explorer les volcans toute seule. En plus, les transports publiques sont assez peu développés et il est quasiment obligatoire de passer par des compagnies de bus privées pour se rendre au pied des différents volcans. Chose hautement inhabituelle, je rejoins donc un tour organisé de 3 jours pour gravir le Bromo et l’Ijen, 2 volcans toujours en activité de Java Est. Ne me demandez pas pourquoi mais les tours organisés vous emmènent tous voir les volcans à l’aube, du coup lever à 3h pour Bromo et à 1h pour Ijen… Mais ça valait 1000 fois le coût !

 



Et en se rapprochant du cratère, on a du mal à se croire sur Terre

De tout petits chevaux emmènent les touristes flemmard jusqu’au cratère

 



Ijen est très différent de Bromo, qui se contente de cracher de la vapeur d’eau. Ijen, lui, fabrique du souffre : il sort de la montagne sous la forme d’un liquide en ébullition, créant au passage des flammes bleues magnifiques, puis se refroidit, cristallise et libère des vapeurs toxiques. Une armée de Javanais travaille jour et nuit pour récolter et remonter le soufre cristallisé dans des conditions que nous, touristes, avons du mal à supporter pendant le temps de la visite, malgré les masques à gaz obligatoires. La plupart des travailleurs passent 3 semaines dans le cratère, dormant et mangeant sur place, puis retournent une semaine dans leur famille… Je jure de ne plus jamais me plaindre de mon travail.

 
Visite du cratère de nuit avec lampe torche et masque à gaz




La lumière du jour arrive, on découvre un lac.
Pas de baignade, c’est de l’acide sulfirique : pH autour de 0,2…

 


Quand le vent tourne et qu’on se retrouve dans le nuage de fumée, on ne voit plus rien, les yeux et la gorge piquent horriblement (merci à Elisa pour la photo…)
Poids des paniers : entre 60 et 80kg

 


Après 2h, on est contents de sortir du cratère et de retrouver un air respirable




Et on redescend tranquillement en suivant Souki, notre guide pour cette visite extraordinaire

Après toutes ces émotions (et ces réveils avant l’aube), je quitte Java par la mer. Prochaine étape : Bali !

mardi 29 mars 2016

Petit passage par la Malaisie

Après avoir dit au revoir aux copains de Koh Phangan et Koh Tao, direction l’Indonésie pour découvrir Java, Bali, Komodo et tous ces endroits qui font rêver rien qu’à entendre leur nom ! Mais pour ça, passage obligé par la Malaisie qui se situe entre la Thaïlande et Sumatra, l’ile la plus au nord de l’Indonésie.

De Surat Thani (où s’arrête le ferry depuis Koh Phangan) je prends un train de nuit jusqu’à Butterworth, au Nord de la Malaisie. Passage de frontière sans problème : visa de 90 jours gratuit ! Cool ! De là, le plan était de prendre tout de suite un train vers Kuala Lumpur mais malheureusement tous les trains de la journée sont complets. Je dois donc passer la nuit à Penang, l’ile d’en face, mais j’achète un ticket pour le lendemain matin à 8h. Il fait une chaleur à mourir, je suis épuisée d’avoir enchainé Full Moon Party + nuit dans le train, je file à l’hôtel (avec clim !) et dors pendant près de 12h.

 

Ferry Butterworth - Penang

Le lendemain, réveil en panique, j’ai oublié de mettre un réveil et mon train part dans 1h ! Je cours jusqu’au port pour prendre le ferry (Penang est une ile, il faut retourner sur le continent pour prendre le train), je cours du ferry jusqu’à la gare de Butterworth et arrive à 8h moins 10, pile poil avant le départ ! Sauf qu’il y a une heure de décalage horaire entre la Thaïlande et la Malaisie et qu’il est en fait 9h moins 10… Bon, ça m’apprendra à partir à l’improviste vers un nouveau pays…

Train suivant à 16h, j’ai 7h à tuer. Je vais à la gare routière et demande aux 2 messieurs du guichet comment aller au centre-ville. Ils me répondent très fièrement que Butterworth est une grande ville et qu’il y a plusieurs centre-ville, je leur demande lequel est leur préféré, ils répondent en cœur « Mégamall ! ». Allez hop, direction Mégamall qui, comme con nom l’indique est un immense centre commercial. Parfait pour s’occuper pendant 7h, et notamment acheter une nouvelle paire de tong pour remplacer celle que j’ai perdu à la Full Moon !

 
Mégamall désert à 10h du matin

 

Petit déjeuner Malais et Routard.com

Retour à la gare, j’arrive finalement à monter dans un train direction Kuala Lumpur !

 

Train hypermoderne avec wagon réservé aux femmes

Imaginez une ville immense avec des dizaines (centaines ?) de gratte-ciel, des centres commerciaux qui font passer Italie 2 pour une maison de poupée, des hôtels de luxe, des boutiques de luxe, des bars pleins de néons, des marchés nocturnes, de marchés couverts, des mosquées, des églises, des temples hindous, un métro aérien et au milieu de tout ça un mélange de gens de toutes les couleurs venus de toute l’Asie (Indiens, Chinois, Japonais, Coréens, Pakistanais, Thaïlandais,…) mais aussi d’Europe, d’Australie et du Moyen Orient… Voilà à peu près à quoi ressemble Kuala Lumpur : un mélange de toute l’Asie regroupé dans un ensemble étonnamment agréable à parcourir !

 




KL Tower

 

Vue d’en haut

 
En haut de la KL Tower, exposition sur les plus grands bâtiments du monde. Voici la Tokyo Tower !

 
Une Batmobile est cachée au milieu de cette image…


Food court de Pavillon Mall

 

Les célèbres Tours Petronas, qui furent un jour les plus hautes du monde

 

Meilleur boulot de la ville quand il fait 48°C




Un peu de bacon ?

En plus d’être une chouette ville, Kuala Lumpur met à disposition des bus gratuits (oui, oui, gratuits !) et climatisés pour visiter le centre-ville. C’est déjà super me direz-vous, mais pas autant que les boissons gratuites et à volonté pour les filles dans la plupart des bars de la ville ! Je sais, c’est difficile à croire, mais je vous juuuuure, cocktails 100% gratuit toute la nuit ! Autant vous dire qu’avec Steph, une Suisse que j’ai rencontré en haut de la KL Tower, on a passé une bonne soirée !

 
Free drinks ! Cheers !

Et puis le lendemain, un peu fatiguée par la chaleur (et les résidus d’alcool), direction l’un des gigantesques hôtels de luxe de la ville pour se rafraîchir un peu à la piscine et profiter de la vue. Encore un truc gratuit bien appréciable !





Kuala Lumpur, je crois bien que j’en suis tombée amoureuse !

Mais bon, le temps presse et, malgré tous ces trucs gratuits, mon budget n’est pas extensible. Pour une fois, je fais exception à ma « no-flying policy » et je prends un avion pour me rendre en seulement 2h à Jakarta, capitale de l’ile de Java et de l’Indonésie. C’était ça ou 3 jours de cargo…